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Segment 3 — Proxys mobiles 4G/5G

Le segment le plus cher du marché des proxys, et celui dont les adresses sont les plus difficiles à bannir. Il est examiné ici parce qu'on le recommande souvent comme « la meilleure qualité d'IP » — recommandation valable pour du scraping, sans objet pour un node.

Ce qui est vendu

Une carte SIM dans un modem ou un téléphone Android, dont la connexion mobile est exposée comme proxy. Deux modèles :

  • Service géré : le fournisseur possède le matériel et les SIM, vous louez l'accès.
  • Logiciel seul : vous fournissez le téléphone et la SIM, l'éditeur fournit l'application qui transforme l'appareil en proxy.

Les offres relevées

Fournisseur Prix Modèle
iProxy Online 9 à 12,50 $ / 30 jours logiciel seul — il faut fournir 1 téléphone Android + 1 SIM par proxy
anyIP à partir de 25 $/mois, ou 2 $/Go géré
litport à partir de 2,99 $/jour (~90 $/mois) géré
Proxidize 59 $/mois géré
Airproxy 87 $/proxy/mois, SIM dédiée géré
Divers opérateurs européens 99 €/mois par appareil dédié, IP non partagée géré

Proxy-Cheap annonce des proxys mobiles à bande passante illimitée ; son prix d'appel affiché est très bas mais correspond à des conditions non détaillées sur la page publique, et n'est donc pas repris ici.

Pourquoi c'est cher

Un proxy mobile a un coût matériel irréductible : un appareil, une carte SIM, un forfait data, une alimentation et une connexion de secours. Le prix reflète un vrai coût d'exploitation, pas une marge de revente. C'est précisément ce qui le rend inintéressant comme intrant.

L'obstacle rédhibitoire : le CGNAT

Les opérateurs mobiles n'attribuent pas d'adresse IPv4 publique à chaque abonné. Ils placent des milliers d'abonnés derrière un même bloc d'adresses publiques au moyen d'un CGNAT (Carrier-Grade NAT).

Trois conséquences :

  1. Pas d'IP publique dédiée. Or MystNodes exige une IP publique par node (centre d'aide). Un node sur SIM partage son adresse avec des abonnés ordinaires.
  2. Pas de redirection de port possible. Le CGNAT est administré par l'opérateur ; l'abonné n'y a aucun accès. Le perçage de NAT reste théoriquement envisageable, mais avec une fiabilité dégradée sur les NAT symétriques, très répandus en mobile.
  3. L'adresse change. La rotation, qui est l'argument de vente du segment, détruit la continuité de réputation dont un node a besoin.

Le paradoxe du segment

Ce qui rend une IP mobile précieuse pour un acheteur de proxy — le partage massif, l'impossibilité de la bannir, la rotation — est exactement ce qui la rend inutilisable pour héberger un service. Les deux usages ont des exigences opposées.

L'exception : le forfait 4G fixe

Il existe une variante qui échappe partiellement à ces objections : un abonnement mobile en usage fixe, chez un opérateur qui attribue une IPv4 publique — certains le font sur des offres « box 4G/5G » ou sur demande — avec un routeur en poste fixe et un forfait data illimité.

C'est alors, en pratique, une connexion domestique, et elle relève du segment 5. Ses caractéristiques :

  • coût de 20 à 30 $/mois pour un forfait illimité chez la plupart des opérateurs européens et nord-américains — au-dessus du seuil de 8,50 $ ;
  • politique d'usage raisonnable presque systématique, avec réduction forte du débit au-delà d'un seuil ;
  • nécessite malgré tout un lieu physique où poser le routeur, ce qui est la contrainte que ce rapport cherchait justement à contourner.

Verdict du segment

Critère Résultat
Tunnel plutôt que proxy Non
UDP bidirectionnel Non
IP publique dédiée Non — CGNAT
Volume ≥ 375 Go Variable, politique d'usage raisonnable systématique
Prix 25 à 99 $/mois

Éliminé deux fois : par le prix, très au-dessus du seuil de 8,50 $, et par le CGNAT, qui rend l'exigence « une IP publique par node » impossible à satisfaire.


Suite : VPS à IP résidentielle